Norte Chico, Norte Grande

18 mars 2009, nous posons nos sacs en Amerique du Sud. Terres de tous les contrates, de l´Altiplano desertique au glacier de Patagonie, les distances nous laissent songeurs… Il va falloir du temps, beaucoup de temps… A quand le retour deja?

Santiago nous replonge dans une atmosphere europeene, calme et coloree. Son ambiance latine nous invite a y rester quelques jours, le temps de prevoir la suite de notre parcours. Notre appareil photos nous ayant laché (des mains…), nous devons tout au professionalisme hors-pair de Jose. Sans lui, nous aurions du faire le plein de jetables!

Objectif sous le bras, nous mettons donc le cap au nord, du moins jusqu´au Desert de l´Atacama. Les transport ne nous permettant pas d´atteindre facilement les points recules, nous embarquons a bord du minibus Pachamama, pour 4500 km en 10 jours, au travers des Terres arides du Nord chilien.

Une fois l´equipee anglo-franco-germano-australo-mexico-canado-portuguo-chilienne au complet, le Pachamama longe le Pacifique et sa houle dechainee sur la fameuse Panamericaine, la route la plus longue du monde. Nous faisons halte pour la nuit a la Serena, deuxieme plus ancienne ville du Chili avec son architecture neo-coloniale et ses 29 eglises historiques.

C´est par un matin brumeux que nous embarquons pour la Reserve Nationale de Humboldt, autour des iles Damas et Choros. En quelques heures, nous croisons une faune des plus varies : fous, pelicans, loutres, colonies de lions de mer, et meme un elephant de mer de plus de 5 metre en pleine sieste. Une dizaine de dauphins viennent aussi nous saluer pendant que les manchots de Humboldt se tremoussent gaiement sur les rochers.

Bahia Inglesia donnera lieu au premier barbecue avec toute la troupe, mention speciale a la marinade de Marco, et a nos premiers pas en compagnie de Vanessa dans la preparation du Pisco Sour, le fameux cocktail national!

La Panamericaine devie alors a l´interieur des terres pour traverser le desert de l´Atacama sur plus de 100 0 km. Il s´agit du desert le plus aride au monde, a certains endroits il n´a tout simplement jamais plu. Les formations geologiques qui strient le paysage sont magnifiques et l´on ne s´etonne pas d´y trouver de nombreuses mines.

Comme beaucoup de regions minieres, alors qu´elle connue son apogee au XIXe siècle, elle est desormais marquee par de nombreux sites a l´abandon. Nous croiserons donc un garage de locomotives a vapeur parfaitement conservees du a l´absence totale d´humidite, une ville digne d´un far west, et un cimetiere perdu au milieu du desert, la ville ayant ete deplace avec la fin de l´exploitation de la mine.

C´est donc apres 5 jours que nous arrivons a San Perdo de Atacama, camp de base pour l´exploration des nombreux attraits alentours.

Tout d´abord il y a le Salar, vaste etendue de sel borde par la cordillere majestueuse. On y trouve une importante colonie de flamants roses, passage oblige pour un couchers de soleil et 50 clichés…

Le lendemain, lever aux aurores direction les geysers Del Tatio. 4300 m et -13 degres, on est plus habitue mais le spectacle vaut le detour… Des fumeroles s´elevent d´une riviere sousterraine, en contact avec le magma, entourees de sommets volcaniques aux couleurs evoluant avec le lever du jour.

Sur la route du retour, que nous apprecions cette fois de jour, nous croisons des troupeaux de vigognes et de llamas, ornes de breloques multicolores. Et nous n´avons pas peur de d´avouer que la viande de lamas, croisée au detour d´un village, est des plus succulentes. Heureusement que leur redoutable crachat nous a retenu d´en chasser un. Il est bientot temps de reprendre la route du Sud, mais avant de quitter San Pedro, nous faisons un detour par la Vallee de la Luna, ou les formations de sel generees par l´erosion sont extraordinaires.

Ayant fait le plein de paysages contemplatifs, nous arrivons dans la Valle de l´Elqui, connue pour ses vignobles et sa production de Pisco!

Rien de tel qu´une petite degustation des differentes etapes de distillation, avant de grimper a cheval, afin de se prendre pour un Huaso…

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Rapa Nui

Ce qui frappe tout d´abord lorsque l´on arrive sur l´île de Paques, c´est ce sentiment de bout du monde. La roche volcanique est omnipresente et forme un littoral déchiqueté, parsemé de crateres et de falaises vertigineuses, frappé par la houle et les vents du Pacifique sud. Le tout perdu au milieu de l´ocean, à 3700 km de toutes terres.

Et puis il y a les Moais, discéminés sur l´ile, témoins énigmatiques d´une des plus importantes cultures megalithiques. Aujourd´hui encore le mystère qui entoure ces statues et la civilisation qui les a eriges reste entier. Certains sites comme la carriere de Rano Raraku sont emprunts d´une atmosphere etrange. Le temps semble s´y etre arrete net, et on y decouvre plus de 300 Moais à differents stades de réalisation. Depuis l´ebauche, encore sertis dans la roche même du volcan, jusque ceux renverses plus loin sur le chemin des plateformes du littoral, en passant par ces Moais à demi ensevelis à flancs de montagne, sans doute en phases de finition. A quelques kilometres de là, sur le bord de mer, se trouve le site Ahu Tongariki, où quinze Moais sont encore dressés, dos à la mer, ou plutôt face à l´ancien site du village. Et assister ici au lever de soleil par une nuit de pleine lune, a quelquechose d´une experience mystique… si ce n´est la présence de l´inévitable car de Japonais… C´est à ce moment précis que, apres le plug-in `Remove red eyes´, nous apparait la necessite d´un plug Photoshop `Remove the Japanese´…

Tout ca pour dire que nous avons passe une semaine des plus agreables dans la pension d´Antoine et Lolita, entre parties de Contrée avec Erwan et Marie ( A quand la revanche Paris-Brest ?!), dégustation de glaces artisanales sur le port, et plongée pour Sandrine dans les eaux les plus limpides au monde ( ici, il n´y a pas de plancton, ce qui donne 60 mètres de visibilité… et encore c´était un mauvais jour dixit les locaux…).

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